Voyage en Nouvelle-Aquitaine structurée

Loi, NOTRe, deux mots qui alimentent les débats touristiques depuis plus d’un an. Depuis le 1er janvier, on y est ! Finie la compétence tourisme communale, désormais, les EPCI ont les rennes de la compétence tourisme. Tous ? Non, 17 stations irréductibles ont voté la conservation de la compétence tourisme au niveau communal. Une possibilité offerte par la loi montagne, uniquement pour les stations classées de tourisme. Les 50 autres stations se sont mariées, et certaines fêtent déjà leurs noces de bois. Une étape significative pour l’organisation du tourisme local donc. Une MONA, 12 départements, environ 150 offices de tourisme, un maillage en 450 bureaux d’informations touristiques : en route pour un tour de Nouvelle-Aquitaine touristique…

Carrelet à Saint Palais sur Mer @royantourisme

Dans la famille « just married », je demande… les mariés ! Et ils sont nombreux ! Sur la frange littorale, on salue l’extension de l’office de tourisme de La Rochelle à l’échelle de l’agglomération, en binôme avec sa voisine de Châtelaillon-Plage. Passons les îles de Ré, Oléron, et Rochefort Océan, le pays de Fort Boyard, déjà regroupés et dont le poids touristiques n’est plus à démontrer. Sur la côté sud, Destination Royan Atlantique, nouveau mastodonte néo-aquitain, regroupe  16 offices de tourisme dont 9 stations classées. Pas une n’a refusé de jouer le jeu du collectif : on leur tire notre chapeau !

 

On prend le bac, on traverse l’estuaire, et on se retrouve sur le territoire de Médoc Atlantique. Fusion des offices de tourisme de Médoc Océan, et des structures communales de la pointe du Médoc, du Verdon à Lacanau, heureux mariage entre estuaire, forêt et océan. Sur le bassin, la loi montagne a fait des heureux, puisque Lège-Cap Ferret, Arès, Andernos, Gujan-Mestras, La Teste et Arcachon ont conservé leur office de tourisme communal. Les offices de tourisme du bassin ont toutefois prévu de parler d’une seule voix. En effet, avec le SIBA, la structure qui chapeaute la promotion touristique, ils travaillent sur une marque « Bassin d’Arcachon »

Plage La Nord à Hossegor @hossegorofficiel

Après le bassin, les Lacs où l’office de tourisme des Grands Lacs a vu le jour autour de sa station phare #Bisca. Dans la famille des stations landaises, il y a aussi Hossegor et Seignosse. Elles restent indépendantes alors que se crée l’office de tourisme communautaire Marennes Adour Côte Sud regroupant notamment Capbreton, Vieux-Boucau et le rétro-littoral. Mimizan, Côte Landes Nature et le Seignanx sont à côté déjà de vieilles familles.

 

 

C’est sur la côte basqueC’est sur la côte basqueC’est sur la côte basque

C’est sur la côte basque

 

Le reflet de Bayonne dans la Nive @paybasque_tourisme @oror64

C’est sur la côte basque que l’on verra en 2017 la création d’une des plus grosses
structures touristiques de la région. Taille : Pays Basque. Poids : 10 EPCI et 22 OT. Terme annoncé : octobre 2017. Les fiançailles ont déjà eu lieu puisque le Pays de Saint Jean de Luz regroupe déjà les offices de tourisme de “Terre et Côte Basques”. Biarritz, Anglet, Bidart, Hendaye et Cambo les Bains ont fait le choix de conserver une structure communale. On imagine qu’une marque Pays Basque rassemblera l’office communautaire et les stations autour d’actions communes.

 

 

La Vallée des Peintres en Creuse @tourismecreuse @francoisvi

Dans la famille “à la montagne”, je voudrais… les Pyrénées béarnaises, qui s’unissent autour du Piémont Oloronais. Exception là encore pour la Vallée d’Ossau et ses stations de Laruns et des Eaux-Bonnes. De l’autre côté de la Nouvelle-Aquitaine, sacré lifting pour les montagnes limousines. La carte intercommunale creusoise a été approuvée très tard dans l’année 2016. Résultat : une organisation touristique qui prendra son temps. Objectif : une organisation pertinente et répondant aux attentes des clientèles. Ce que l’on sait, c’est que  de 14 offices en 2016, on passera à 7 structures. Seules Guéret et Creuse Grand Sud (Aubusson et Felletin) ne sont pas impactées. En Corrèze, on devrait voir une importante structure naître du mariage des “5 de la Haute Corrèze” autour de Meymac-Ussel.

Un territoires auquel les “gros” du sud peuvent apporter leur expérience. J’ai nommé l’office de tourisme Vallée de la Dordogne, le plus gros de France, qui regroupe depuis 2016, 143 communes, 16 BIT et 34 salariés, le tout à cheval sur 2 régions. Quant au plus gaillard, c’est sûrement Brive tourisme, avec sa stratégie de promotion et de commercialisation toujours plus décalée.

En Haute Vienne, des mariages plus discrets : le Pays de Nexon et les Monts de Châlus, la Vallée de la Gorre et les feuillardiers. Achèvement du travail de structuration effectué depuis plusieurs années, les territoires du Haut limousin sont en marche (Bellac, Le Dorat, Brame Benaize), tout comme les Monts d’Ambazac dont les portes s’ouvrent vers l’Occitanie. A l’autre bout du département, les Portes Océanes du Limousin poursuivent leur organisation.

 

Villefranche du Périgord @perigordnoir_suddordogne

Dans la famille “à la campagne”, on se marie souvent pour la deuxième, voire la troisième fois. Ça se passe comme ça dans le Périgord ! Des 45 structures existant encore il y a 5 ans, on passe à 19. Le Grand Bergeracois devient… encore plus grand. Le Haut Périgord s’unit, Mussidan et Villamblard convolent, Jumilhac et le pays Thibérien s’épousaillent, Lanouaille et les Causses et Rivières en Périgord se sont dit oui. Le Sarladais-Fénelon poursuit ses actions communes avec la Vallée Vézère.

Au cœur de la Nouvelle-Aquitaine, de nombreux territoires de projets sont déjà constitués. Dans le Lot et Garonne, ça y est, les petits derniers sont regroupés. En Val de Garonne, le pays de Lauzun s’organise. A l’extrémité est de la vallée du Lot, Fumel et Penne d’Agenais sont mariés. Enfin, l’Albret est unifié.

@les_landes Lac de Luc, Pouillon

Pour les territoires ruraux girondins et landais, même constat. On commence à avoir l’habitude des regroupements. La Chalosse voit la naissance d’un office de tourisme unique, regroupant Saint Sever, Hagetmau et le Tursan. Orthe et Pouillon s’assemblent, comme les Luys, Mugron et Montfort. Dans le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne et dans le Béarn des Gaves, on travaille son schéma de développement touristique, tandis qu’à Pau et dans le Val d’Adour, on modifie ses périmètres.

 

 

@igerscognac @distillerie_tessendier

Avant de faire cap au nord, étape dans le vignoble du Bordelais, où l’on redécoupe l’Entre-Deux-Mers, et où les Côtes de Bourg se marient au Blaye. En Charente, on divorce pour se remarier, à La Rochefoucault-Lèz Périgord et dans le Sud Charente… Une contrainte, certes, mais peut-être aussi une occasion de penser flux de visiteurs et destination ? Autour du Grand Cognac, la destination est en route, puisque l’office d’agglomération naîtra en avril.

Dans la famille « regroupements de grande ampleur », enfin, je nomme les offices de tourisme de la Vienne. L’office de tourisme Vienne et Gartempe est né de la fusion des structures du Montmorillonnais et du Lussacois, territoire de l’abbaye de Saint Savin, classée à l’Unesco. Au nord, l’agglomération du Châtelleraudais s’élargit tandis que le Loudunais achève son organisation intercommunale. Dans le Haut Poitou, on s’affaire pour créer le nouvel OT, comme dans le Civraisien et les Vallées du ClainAu final, on ne compte plus que huit offices de tourisme dans le département.

Dernière étape par les agglomérations, qui achèvent leur organisation : Périgueux, Poitiers, Dax et La Rochelle étaient les derniers offices de tourisme communaux. Désormais, la politique touristique se pense à l’agglo.

Tour de barque en Marais Poitevin @aunis_maraispoitevin @theenjoyablerut

La boucle est bouclée ? Presque ! Clin d’oeil en partant à la grande famille des « déjà regroupés ». Voyage en Deux-Sèvres, où les offices ont anticipé depuis bien longtemps les obligations légales, autour de 6 pôles : la Gâtine, le Bocage Bressuirais, le Mellois, le Haut Val de Sèvre, le Thouarsais. Le Marais Poitevin a un pied à Niort, et l’autre en Aunis. Les voisins de Charente Maritime ne sont évidemment pas en reste. La structuration, c’est fini. Ici, on parle marketing de service, commercialisation et client à tous les étages.

 

Just married… pour le meilleur et rien que pour le meilleur, c’est du moins l’envie des nombreux participants que l’on croise lors du NAtour 2017 ! Pour refaire ce voyage en images, on vous invite à parcourir le reportage illustré de 12 journées à la rencontre des offices de tourisme et territoires néo-aquitains.