Réseau-scopie, les offices de tourisme en Nouvelle-Aquitaine 2019

La carte des offices de tourisme de la région Nouvelle-Aquitaine a bien évolué depuis le vote de la loi NOTRe en 2015. Les intercommunalités ont pris la compétence tourisme et se sont regroupées. Les offices de tourisme ont suivi le mouvement avec de nombreuses fusions. Aujourd’hui, les structures sont plus importantes, avec des moyens et une visibilité plus forts. Le réseau reste cependant très hétérogène.

L’état des lieux des offices de tourisme, c’est notre radioscopie du réseau actualisée tous les 2 ans ! Il est le fruit d’un travail partagé avec les relais territoriaux et les offices de tourisme. Voici donc en quelques chiffres et en 13 cartes les évolutions qui ont bouleversé le réseau entre 2015 et 2018.

 

> Offices de tourisme en Nouvelle-Aquitaine - Etat des lieux du réseau en 2018

Chiffres clés, analyses, comparaisons et profils, vous retrouverez un panorama complet du réseau dans ce document.

Télécharger la radioscopie 2018

Le jeu des 7 différences

Besoin d’un coup d’oeil dans le rétroviseur ? On vous propose le jeu des 7 différences pour constater les évolutions du réseau. Et pour plus de détails, rendez-vous sur l’état des lieux 2016 de ce qui n’était encore qu’une toute nouvelle région.

Le modèle communautaire

En 2016, nous faisions le constat d’une région Nouvelle-Aquitaine en avance sur l’organisation touristique des territoires. La part des offices de tourisme intercommunautaires et communautaires était déjà très importante. Il restait toutefois 43% de structures à échelle communale ou intercommunale, dont la plupart se situaient sur la frange littorale. Aujourd’hui, les offices de tourisme communaux représentent 11% des structures. Il s’agit des 17 stations classées qui ont profité de la dérogation loi montagne pour conserver leur office de tourisme communal.

83% des offices de tourisme sont communautaires, et seulement 6% inter-communautaires, c’est à dire à l’échelle de 2 ou plusieurs EPCI. Le schéma majoritaire est donc celui requis a minima par la loi NOTRe, c’est à dire un office de tourisme par EPCI. En revanche, le nombre du bureaux d’informations touristiques (BIT) a peu diminué. Et encore, partout où il a diminué, il s’agit plus de territoires structurés engagés dans une mutation de leur stratégie d’accueil que de fermetures liées à la fusion.

 

Les modes de gouvernance sont donc majoritairement publics. Dans les EPIC comme dans les régies ou les SPL, les élus sont majoritaires dans le comité de direction ou le conseil d’administration.

En route vers les démarches de progrès

Le classement des structures, la marque Qualité TourismeTM (indispensable pour obtenir le classement en catégorie I) et le label Tourisme & Handicap ont progressé, malgré les nombreuses démarches à faire pour se mettre à jour suite à une fusion. 65% des offices de tourisme ont obtenu un classement, dont 39% en catégorie I. On note d’ailleurs une grande différence entre les chiffres des différentes catégories, en termes de ressources et de réalisations.

Les mutations de l’accueil

L’accueil et l’information sont toujours les missions premières des offices de tourisme. Loin des préjugés de la conseillère derrière sa banque d’accueil, les métiers évoluent et les stratégies d’accueil en témoignent. Aujourd’hui, l’accueil numérique (via le site web) représente plus de 2 fois l’accueil physique. Sans compter les réseaux sociaux et le flux généré par les sites web des prestataires de la destination. Ainsi, les offices de tourisme de Nouvelle-Aquitaine ont accueilli en 2017 plus de 32 millions de visiteurs. Dont plus de 10 millions aux bureaux d’accueil.

Repenser les services

Les missions remplies par les offices de tourisme vont bien au delà des quatre missions régaliennes (accueil, information, promotion, coordination des partenaires). En témoignent les 71% de structures qui gèrent une billetterie et les 67% ayant une boutique. Ou encore la moitié qui organise des événementiels, les 47% immatriculés au registre de la vente de séjours chez Atout France, mais aussi ceux qui gèrent des équipements ou animent les commerces locaux. Évidemment, on ne parle pas de la production de visites guidées, de la gestion de la taxe de séjour, de la location de vélos ou autres services de conciergerie, du classement des meublés ou de l’accompagnement des prestataires locaux.

Les richesses humaines

De quoi bien occuper (toute l’année !) les 1416 permanents et quelques 500 saisonniers qui travaillent dans ces structures, et réalisent souvent bien plus qu’une mission d’accueil et de conseil.

Si les salariés des offices de tourisme ne représentent que 1,36% des emplois qui relèvent de l’économie touristique en Nouvelle-Aquitaine, ils se positionnent en coordinateurs et animateurs de réseaux locaux.

Le nombre moyen d’ETP (Équivalent Temps Plein) a grimpé de 5 à 8,8 en trois ans. Principalement lié aux grandes structures (50 salariés), le réseau reste néanmoins constitué majoritairement de structures de moins de 11 salariés.

Se former pour s’adapter

Pour gérer ces transitions, la formation a souvent été une aide précieuse. D’ailleurs, les formations les plus plébiscitées en 2018 ont concerné la gestion du temps de travail, le travail en équipe et la confiance en soi, et aussi, pour les formations intra-entreprises, la cohésion d’équipe. En 2018, plus de 60% du réseau a réalisé au moins une action de formation professionnelle. Rares sont ceux qui n’ont participé à aucune action du réseau (sensibilisation, rencontre, groupe de travail). En 2019, le programme inter-entreprise propose de nouvelles solutions et outils pour accompagner les structures dans leurs transformations.

À l’échelle de plusieurs offices de tourisme et plusieurs EPCI, des programmes de formation sont mutualisés. Pour les prestataires mais aussi pour les salariés. C’est le cas des territoires engagés dans un projet régional NOTT (Nouvelle Organisation Touristique des Territoires – Région Nouvelle-Aquitaine), pour qui la professionnalisation est un des axes majeurs. À ce jour, 28 territoires sont couverts, ce qui représente 71 EPCI et 65 offices de tourisme.

Le top 5 des idées reçues

Un des avantages de l’état des lieux, c’est de faire le point, chiffres à l’appui sur le vrai/faux de ces périodes de bouleversements. Nous avons mis en avant un top 5 des idées reçues : pas forcément fausses, mais à nuancer.

> La radioscopie sera présentée aux journées Monatour

Venez nous rejoindre lors d’une des 11 journées du Monatour 2019 pour une présentation détaillée de la radioscopie et une après-midi créative sur les paradoxes des offices de tourisme.

S'inscrire au Monatour